CEP au Grand Quev'

Aide à la revue de presse CEP

13 mars 2007

Quelques conseils de forme pour l'oral

Après vous avoir donné quelques conseils de fond pour le contenu de votre revue de presse, nous ne pouvons pas résister au plaisir de vous livrer quelques petites astuces bonnes à utiliser pour rendre votre présentation orale vivante. Il s'agit de conseils que nous avons reçus de nos professeurs au cours de notre scolarité à Sciences Po.

Nous tenions à vous dire que nous ne mettrons plus d'articles sur le blog dans la mesure où la période concernant votre revue de presse se terminait le lundi 12 mars.

* Important: écrire votre exposé sur de petites fiches, vous serez moins tentés de lire vos notes

* Avant de commencer à dire votre revue de presse, respirez un grand coup. Regardez tous vos interlocuteurs, faites une pause.

* Lors de votre discours, parlez lentement. Marquez une ponctuation et surtout ne débitez pas tout à la suite.

* Articulez correctement.

* Utilisez la gestuelle: de manière équilibrée. Les mains plutôt en ouverture. Ne faites ni de gestes trop hauts, ni de gestes trop brusques.

* Si le jury vous pose une question à laquelle vous ne savez pas répondre d'emblée, prenez le temps de la réflexion. On ne vous en voudra jamais. Si vous ne savez vraiment pas, essayez de rebondir sur un thème connexe que vous maîtrisez.

* N'ayez pas peur de dire que vous ne savez pas.

Préparation: avant l'oral...

* TRES IMPORTANT: ENTRAINEZ VOUS DEVANT VOTRE ENTOURAGE OU A DEFAUT DEVANT UNE GLACE AVANT LE JOUR J. L'ORAL EST UN EXERCICE QUI NE S'INPROVISE PAS!

* Anticipez les questions que le jury pourrait vous poser. Rédigez-les par écrit. Demandez à vos proches de vous poser des questions sur le sujet.

Tous ces conseils peuvent être considérés comme allant de soi. Il n'en demeure pas moins que ce sont les principaux reproches faits aux exposants lors des exposés et exercices oraux à sciences po!

Un dernier conseil pour la route: Restez naturels, restez vous et mettez vous en valeur! Nous vous l'avions déjà dit lors de notre visite mais un homme averti en vaut deux!

Bon courage et à bientôt!

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11 mars 2007

L'extrême centre de Bayrou commence à agacer

Un bon exemple de revue de presse que cet article du Courrier International qui synthétise les différents points de vue sur François Bayrou parus dans la presse étrangère.

Lien permanent: http://www.courrierinternational.com/imprimer.asp?obj_id=71557

Courrier international - 9 mars 2007

Revue de presse
ÉLYSÉE 2007 - L'extrême centre de Bayrou commence à agacer
L'envolée de François Bayrou dans les sondages a réveillé les commentateurs étrangers. Ils commencent à trouver au "gentil garçon" des débuts quelques défauts.
Après s'être rendu compte de l'existence du leader centriste, les quotidiens internationaux s'essaient maintenant à l'analyse politique sur le "troisième homme" de la campagne. Et (enfin ?) les premiers articles qui tentent la critique du personnage apparaissent. Le premier à tirer est peut-être le moins attendu. The Economist commence par expliquer qu'en France "les électeurs ont le don d'humilier les favoris et d'exalter les outsiders. Le fait est que la présidentielle se joue en deux tours et que, donc, les surprises sont toujours possibles. En 2002, la surprise avait été désagréable. Cette fois-ci, elle pourrait venir d'un homme politique connu en France pour être un gentil garçon." Quant au programme du candidat, The Economist remarque avec un certain scepticisme que "la grande idée de M. Bayrou est de réunir droite et gauche" et égraine les contradictions de ce grand écart : "M. Bayrou est un catholique pratiquant plutôt libéral sur des sujets comme le mariage gay." Et l'hebdomadaire relève même des "accents populistes" dans certaines de ses propositions : "Alors que les travailleurs français sont fâchés avec la mondialisation, M. Bayrou a rejoint les rangs de ceux qui accusent la Chine de sous-évaluer sa monnaie. M. Bayrou a ainsi expliqué que le yuan est sous-évalué de 400 % et veut accentuer la pression sur Pékin. Pense-t-il sérieusement que la Chine réévaluera assez sa monnaie pour permettre aux industriels européens de redevenir compétitif en termes de coûts ? La question mérite en tout cas d'être posée, rétorque-t-il."

The Independent aussi s'est fendu d'un article assassin sur le candidat de l'UDF. Pour John Lichfield, "la lubie Bayrou est une autre façon d'éviter le changement, pas de le provoquer". "Après les culs-de-sac de l'extrême gauche et de l'extrême droite, la France est maintenant tentée par le cul-de-sac de l'extrême centre. […] M. Bayrou a une ou deux idées assez raisonnables sur la dette nationale ou les charges liées à la sécurité sociale tueuses d'emplois. Il a quelques idées antédiluviennes et corporatistes sur l'agriculture et l'éducation. Il n'a pas la base politique nécessaire pour opérer les changements économiques et sociaux dont la France a besoin et qu'elle réclame. Son parti, l'UDF – les restes de la coalition antigaulliste de droite et du centre fondée par Valéry Giscard d'Estaing – manque d'argent. Enfin, ce parti est trop petit et désorganisé pour lui donner la majorité parlementaire lors des élections législatives de juin."
Même le quotidien espagnol ABC est agacé par l'envolée du candidat Bayrou. Ne serait-ce que parce qu'il "peut représenter une véritable menace pour Nicolas Sarkozy. François Bayrou se présente comme un centriste mais défend en réalité l'héritage de Jacques Chirac. Un héritage fondé sur une conception politique particulière baptisée le 'ninisme' par les politologues français : à savoir un hypothétique point médian qui ne permet pas d'affirmer s'il s'agit de socialisme ou de libéralisme. Mais pour ceux qui ont découvert qu'ils ne pouvaient pas voter pour une candidate aussi creuse que la socialiste, Bayrou peut représenter un choix plus présentable au sein du front anti-Sarkozy."

Sur le même thème – d'un Bayrou qui se nourrit de la faiblesse des autres – Der Standard, en Autriche, rappelle tout de même "qu'il est loin d'avoir gagné. Il s'est attiré les bonnes grâces des Français dans les derniers sondages parce que ces derniers entendent bien montrer qu'ils veulent être les seuls à décider qui sera le prochain occupant de l'Elysée". En clair, ils ne veulent plus qu'on leur serine qu'un duel Sarko-Ségo est inévitable. "Ces entêtés de Français ont donc le même réflexe qu'en 2002, lorsqu'ils ont fait sensation en portant l'extrémiste de droite Jean-Marie Le Pen au second tour - parce qu'ils ne voulaient pas d'un duel Chirac-Jospin. On est alors en droit de se demander si tout cela ne va profiter à un quatrième homme. Se pourrait-il que Nicolas Sarkozy et François Bayrou se neutralisent au point que Le Pen arrive au second tour fin avril ? Lorsque les autres candidats ne tiennent pas compte du peuple, le candidat du Front national en ressort toujours renforcé."
Anthony Bellanger

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L'Afrique piégée par son reflet dans le miroir du nord

Lien permanent: http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-03-10/2007-03-10-847492

L’Afrique piégée par son reflet dans le miroir du Nord

L’Afrique au-delà du miroir

par Boubacar Boris Diop, Éditions Philippe Rey, 2007, 216 pages, 17 euros.

Le cinéma africain existe-t-il ? Presque totalement contrôlés par des intérêts étrangers, les films « conçus pour être projetés dans des festivals occidentaux ne sont presque jamais vus à Yaoundé ou à Libreville. (...) Dans certains cas, on peut parler d’une confiscation de l’imaginaire, puisque le réalisateur, progressivement dépossédé de son scénario initial, a fini par devenir un simple alibi... ».Un demi-siècle après l’époque des indépendances piégées, l’Afrique est-elle condamnée à se percevoir uniquement à travers un reflet renvoyé par le miroir du Nord à l’intention des pays du Sud ? Boubacar Boris Diop, réunissant ici divers articles, décrypte la formidable accélération d’une dérive stimulée par la mondialisation depuis l’implosion de l’URSS. Dans un monde de plus en plus unipolaire, le regard dominant s’impose à tous, y compris à ceux qui en sont les victimes. L’écrivain africain, pour être reconnu chez lui, doit d’abord s’être fait admettre dans une ancienne métropole coloniale. Le public occidental précède et conditionne l’émergence du public africain. Bien évidemment les règles de la création littéraire s’en trouvent faussées, l’auteur finissant par ne plus savoir à qui il s’adresse en priorité. Les « points de repère » apportés naguère par les romanciers Mongo Beti et Sembène Ousmane ou l’universitaire Cheikh Anta Diop, ainsi que « ceux qui nous invitent à ne pas écrire couchés », se sont-ils volatilisés sous le poids des lieux communs de la « négrophobie triomphante » ? Et dont la forme extrême lui semble saillir dans le discours « ethniste » périodiquement diffusé à propos du génocide rwandais. Dans la première partie de l’ouvrage, l’auteur clame son indignation devant cette forme de négationnisme destinée notamment à occulter les complaisances gouvernementales françaises envers le système d’apartheid mis en place par la colonisation belge, repris à leur compte par les deux présidences rwandaises suivantes et que tenta de préserver jusqu’au dernier moment certaine opération Turquoise (ayant permis l’exfiltration des dirigeants et forces génocidaires). Cette colère lui tient à coeur : en 2000, l’auteur avait déjà publié Murambi, le livre des ossements (Stock), roman dont l’intitulé évoque un haut lieu du martyrologe tutsi.

Jean Chatain

Article paru dans l'édition du 10 mars 2007.

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Corinne Lepage se rallie à Bayrou

Elle affirme qu'elle avait la capacité de réunir les 500 signatures mais que sa décision "peut permettre à l'écologie politique d'occuper la place qui lui revient".

Par Liberation.fr / Reuters

LIBERATION.FR : dimanche 11 mars 2007

Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement et candidate du mouvement CAP 21 à l'élection présidentielle, annonce son ralliement à François Bayrou.

"J'ai décidé de rejoindre François Bayrou, malgré ma capacité à obtenir les 500 signatures", dit-elle dans un entretien accordé au Journal du Dimanche.

"En effet, il incarne aujourd'hui un véritable changement dans le pays, qui peut permettre à l'écologie politique d'occuper la place qui lui revient, c'est-à-dire au centre de l'échiquier", ajoute cette avocate de formation qui servit dans le gouvernement d'Alain Juppé au début du septennat de Jacques Chirac en 1995, au nombre de ce qu'on appela les "Juppettes".

Elle dit partager avec le candidat de l'UDF, qui prône la fin du clivage droite-gauche "de nombreuses idées, tant sur la moralisation de la vie publique que sur la nécessité de fonder une VIe République".

Elle souligne que CAP 21, à l'origine un club de réflexion fondé en 1996, ne fusionnera pas avec l'UDF et qu'en tant que "femme libre" elle gardera sa liberté de parole.

Corinne Lepage avait recueilli 1,88% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle en 2002. Les sondages d'opinion la créditaient cette fois d'à peine 1%.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/240112.FR.php

© Libération

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George Bush veut envoyer de nouveaux renforts en Irak et en Afghanistan

Lien permanent: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-881687@51-823016,0.html

George Bush veut envoyer de nouveaux renforts en Irak et en Afghanistan

LEMONDE.FR | 11.03.07 | 16h59  •  Mis à jour le 11.03.07 | 16h59

eorge W. Bush a demandé au Congrès, samedi 10 mars, 3,2 milliards de dollars pour financer l'envoi de 8 200 soldats supplémentaires en Irak et en Afghanistan. Le président américain souhaite voir réaffecter des fonds considérés comme mineurs – destinés par exemple à l'éducation ou au commerce – pour financer l'envoi de 4 700 soldats en Irak (en plus des 21 500 prévus dans le plan dévoilé en janvier) et 3 500 en Afghanistan. En Irak, ces troupes seraient destinées à intervenir dans le cadre du plan de sécurisation de Bagdad : 2 400 seraient affectées à la sécurité sur le terrain, 2 200 à la police militaire, et 129 à la reconstruction.

Dans une lettre adressée à la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, M. Bush lui demande "d'annuler 3,2 milliards de financements pour des programmes fédéraux de moindre importance et de fonds excédentaires" et "de faire coïncider les ressources avec l'évaluation faite pour les autorités militaires pour réussir à faire de l'Irak et de l'Afghanistan des nations sûres et démocratiques, libérées du terrorisme". Ces 3,2 milliards de dollars accompagnberaient la demande de collectif budgétaire de 100 milliards de dollars soumise par M. Bush au Congrès pour financer les opérations en Irak et en Afghanistan pour l'année en cours.

La décision du président américain, dévoilée lors de sa visite en Uruguay, intervient alors que les démocrates ont présenté jeudi deux plans concrets largement similaires, exigeant l'achèvement du retrait des troupes de combat au plus tard au 2008. Plans auxquels la Maison Blanche a riposté en brandissant la menace de veto.

"Avec sa menace de veto, a déclaré Nancy Pelosi samedi, le président (...) ignore dangereusement les mises en garde répétées des dirigeants militaires, y compris celle formulée par le commandant en Irak, le général Petraeus, qui a déclaré à Bagdad cette semaine que le conflit ne peut avoir une issue militaire."


Le Monde.fr

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